vendredi
22
février 2019

A l'encontre

La Brèche

Cochabamba: marche contre l'opérateur privé en Bolivie en 2000 qui est à l'origine de «la guerre de l'eau».

Du 20 au 22 avril 2010 à Cochabamba, Bolivie

– Constatant le grave péril que cela représente pour les îles, les zones côtières, les glaciers de l’Himalaya, des Andes et des montagnes du monde, des pôles de la Terre, des régions chaudes comme l’Afrique, des sources d’eau, des populations touchées par les désastres naturels croissants, des plantes et des animaux, ainsi que l’écosystème en général;

– Démontrant que les personnes les plus touchées par le changement climatique seront les plus pauvres de la planète, ceux qui verront leurs maisons et sources de survie détruites seront obligés à partir et à chercher un refuge; confirmant que le 75% des émissions historiques de gaz à effet de serre sont apparues dans les pays industrialisés du nord;

– Constatant que le changement climatique est le produit du système capitaliste;

– Regrettant l’échec de la Conférence de Copenhague à cause de la responsabilité des pays dit “développés” qui ne reconnaissent pas la dette climatique envers les pays en voie de développement, des futures générations et de la Mère Terre;

– Affirmant que pour garantir le respect total des Droits de l’Homme au XXI siècle, il faut reconnaître et respecter les Droits de la Mère Terre;

– Réaffirmant le besoin de lutter pour la justice climatique;

– Reconnaissant le besoin d’assumer les actions urgentes afin d’éviter des dommages plus importants et des souffrances à l’humanité, à la Mère Terre et de rétablir l’harmonie avec la nature;

– Sûr que les peuples du monde guidés par les principes de solidarité, justice et respect à la vie, seront capables de sauver  l’humanité et la Mère Terre; et commémorant le jour international de la Mère Terre,

Le Gouvernement de l’Etat Plurinational de la Bolivie convoque les peuples, les mouvements sociaux et les défenseurs de la Mère Terre du monde, et invite les scientifiques, les chercheurs, les juristes et les gouvernements qui veulent travailler avec leurs peuples à la Conférence  Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Mère Terre, qui aura lieu du 20 au 22 avril 2010 à Cochabamba, Bolivie.

 

Les objectifs de la Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Mère Terre sont:

1) Analyser les causes structurelles et systématiques qui provoquent le changement climatique et proposer les mesures de fond qui entraîneront le bien-être de l’humanité tout entière en harmonie avec la nature.

2) Discuter et convenir du projet de la Déclaration Universelle  des Droits de la Mère Terre.

3) Convenir des propositions des engagements nouveaux pour le Protocole de Kyoto et des projets de Décisions de la Convention des Nations Unies sur le Changement Climatique qui guideront les actions des gouvernements engagés avec la vie aux négociations sur le changement climatique et dans les scénarios des Nations Unies, selon:
a) La dette climatique ;
b) Migrants-réfugiés du changement climatique ;
c)Réduction des émissions ;
d) Adaptation ;
e) Transfert de technologie ;
f) Financement ;
g) Forêts et changement climatique ;
h)Vision partagée ;
i) Peuples indigènes et…
j) Autres

4) Travailler sur l’organisation du Référendum Mondial des Peuples sur le Changement Climatique.

5) Analyser et établir un Plan d’Action pour avancer dans l’établissement d’un Tribunal de Justice Climatique

6) Définir les stratégies d’action et la mobilisation pour la défense de la vie face aux changements climatiques et pour les Droits de la Mère Terre.

Bolivie, le 5 janvier 2010
Evo Morales Ayma, Président de l’Etat Plurinational de la Bolivie
www.cmpcc.org

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Les dominants, l'euphémisation des termes et la novlangue

George Carlin (1937-2008) était un «humoriste» politique et social qui décortiquait la société capitaliste américaine et éclairait ses principaux traits. Dans ce spectacle donné en 1990, il instruisait le procès de la novlangue qui s'est imposé avec force depuis lors, aussi bien dans la gestion des guerres impérialistes que dans le management des entreprises, pour s'enraciner dans la vie quotidienne. Après la crise des «subprimes», on n'est plus «sans domicile», mais on a choisi un «mobile home» avec le peu d'épargne qui a résisté à la fonte brutale imposée par les banques et les assurances et qui a contraint des propriétaires de petites maisons à s'acheter une caravane de seconde main et de chercher, dans les vastes contrées des Etats-Unis, un nouvel emploi.

George Carlin avait un esprit décapant, donc éliminant les idées superficielles dominantes pour faire ressortir le véritable sens de ce qu'elles ont pour fonction de cacher, de camoufler.

(Réd. A l’Encontre)

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